FOCUS - RELATIONS INTERNATIONALES

 

Il n'est pas aisé, pour une autorité de petite taille qui ne peut consacrer une partie de ses ressources humaines à un service dédié spécifiquement aux relations internationales, qu'elles soient bilatérales ou multilatérales, d'entretenir les premières et de contribuer aux secondes avec toute l'intensité requise.

 

Pourtant, depuis sa création en 1997, et quelle que soit l'étendue de ses moyens, le CSA s'est toujours beaucoup investi dans ses relations internationales.

 

 

Ainsi, dès 1998, le CSA a rejoint l'EPRA, la plate-forme européenne qui réunit aujourd'hui 51 autorités de régulation de l'audiovisuel issues de 42 pays. Il a également noué des relations bilatérales avec quelques homologues étrangers, dont certaines se sont formalisées par la conclusion d'un accord de coopération : avec le CRTC canadien en 1999, avec le CSA français en 2000 et avec l'OFCOM suisse en 2002. Plus récemment, en 2007, le CSA a participé à la création du REFRAM, le réseau francophone des régulateurs des médias. En outre, à sa demande, il dispose d'un siège d'observateur au sein du comité de contact institué par la directive TVSF. Enfin, certains membres de son personnel sont régulièrement sollicités pour des missions d'expertise, par exemple par la DG Elargissement de l'Union européenne et la DG Droits de l'homme du Conseil de l'Europe.

 

Cet engagement du CSA présente un caractère à la fois naturel et indispensable.

 

Il est d'abord naturel :

  • en ce qu'il s'inscrit dans une longue tradition tant de la Belgique (membre fondateur de l'Union européenne en 1957) que de la Communauté française de Belgique (qui figure parmi les défenseurs les plus actifs de l'intégration européenne dans le respect de la diversité culturelle) d'assurer une présence forte sur la scène internationale ;
  • en ce qu'il reflète le caractère très ouvert d'un marché caractérisé, grâce à la généralisation de la câblodistribution hier et par le développement d'une offre audiovisuelle par Belgacom aujourd'hui, par un accès aisé des acteurs audiovisuels à ce marché et par un accès tout aussi aisé du public à grande quantité de chaînes de télévision provenant de nombreux pays et dans de nombreuses langues étrangères ;
  • en ce que la plupart des acteurs du paysage audiovisuel belge francophone sont, directement ou indirectement, détenus par des groupes audiovisuels multinationaux basés à l'étranger (par exemple les groupes RTL, AB, Lagardère, MTV ...).

 

Mais cet engagement est aussi, plus fondamentalement encore, indispensable à l'exercice d'une régulation effective, efficace et ancrée dans les réalités du secteur dans la mesure où :

  • le concept même de régulation étant très récent, sa place dans l'organisation de l'Etat doit encore être consolidée et son intégration dans la culture réglementaire tant du public que des acteurs économiques et politiques doit être améliorée ; à cet égard, les échanges d'expériences et de bonnes pratiques entre régulateurs confrontés à des défis souvent similaires constituent un enrichissement inestimable ;
  • l'exercice de la régulation audiovisuelle est encore plus récent en Communauté française de Belgique (le CSA n'a été institué que par un décret datant de 1997) et il peut donc bénéficier des pratiques déjà éprouvées dans d'autres pays ;
  • la jeunesse n'excluant pas la maturité, le CSA a acquis, en onze années d'existence, une certaine expérience et certaines spécificités dont le partage peut aujourd'hui contribuer à asseoir ou à développer la régulation dans certains Etats où, bien que suscitant de grands espoirs, elle est encore balbutiante.

 

Enfin, et tant par nature que par nécessité, ces investissements dans les relations internationales peuvent fournir diverses opportunités non seulement de remettre en perspective, voire en question, certaines routines ou certaines certitudes mais aussi et surtout de promouvoir des valeurs aussi fondamentales que la diversité culturelle (tant hors de l'Union qu'au sein de celle-ci), le développement d'une saine concurrence entre acteurs, le maintien d'un équilibre entre opérateurs (publics et privés, locaux et nationaux, associatifs et commerciaux) et le pluralisme de l'offre médiatique.

 

 



Dernière mise à jour le 08 avril 2011

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